Micro-trotteur

D’article en article, je remonte à la source de l’écriture pour en démêler l’écheveau dont les racines s’étendent jusqu’au faîte de ses fondations solidement ancrées dans les nuages immatériels de la pensée, comme dirait Raffarin. Oui, vous avez compris, que ce soit au niveau thématique ou en matière de références littéraires, c’est la suite de l’article précédent. En fait, non : c’est l’origin story de l’article précédent, qui lui-même était le prequel de « Réécrire le monde », ou bien si on respecte la loi Toubon, c’est le récit des origines de l’antépisode de l’article susdit.

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Deux heures après la fin du monde

Il se fait tard. Je veux dire, sur l’horloge de la fin du monde. En janvier, elle avait été avancée à minuit moins deux minutes et demi ; avec la décision de Trump sur l’accord de Paris, on se situe désormais un peu après deux heures du matin. Or rien de bon n’arrive jamais après deux heures du matin, mais ça personne ne s’en soucie, à part Ted.

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Épisode VII : Le Réveil de l’Écriveur

Où après avoir longtemps endossé la vocation d’instrument, l’auteur assume soudain d’être une machine à écrire.

Il faut que j’écrive. Je déborde de mots, il faut repiquer tout ça quelque part, laisser les idées pousser par elles-mêmes ; plus assez de place dans ma tête. La parole, même interne, ne me suffit plus. Elle est débordée par des pluies continues, lectures qui se multiplient et qui ne cessent pas. Car je n’arrive pas à m’arrêter de lire, et tout ça remplit un réservoir qui grince, se distend, craque… déborde ! Tout ça ressort, il faut que j’écrive. Oui, mais quoi ? Et comment ?

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La mala reputación

Connaissez-vous la rumeur ? Une fois n’est pas coutume, citons Desproges : “Elle est sale, elle est glauque et grise, insidieuse et sournoise, d’autant plus meurtrière qu’elle est impalpable. On ne peut pas l’étrangler. Elle glisse entre les doigts comme la muqueuse immonde autour de l’anguille morte. Elle sent. Elle pue. Elle souille. C’est la … Continuer la lecture La mala reputación