Dégâts fameux

Rédaction #7 : Web à franges.

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Le blues du somnambule

Ré(d)action #5 : Nessun dorma!

Je réfléchissais aux sables mouvants qui engouffrent nos vies numériques quand j’ai vu passer un énième article dithyrambique sur le courage visionnaire d’un rat quittant le navire Facebook en dénonçant sa dérive après l’avoir bâti, mis à l’eau et entretenu son moteur pendant des années. Passablement énervé, j’ai écrit ces quelques lignes. Ce n’est pas juste une exaspération à évacuer : je pense avoir mis le doigt sur un truc. Mais ne me croyez pas sur parole, lisez donc. Continuer la lecture « Le blues du somnambule »

Qui m’aime m’écrive

Second changement d’adresse, le vrai cette fois-ci. Diplômé récidiviste, je quitte enfin Lyon (la Lyonnaise des eaux) pour travailler à Bordeaux (la Bordelaise des vins). Trois ans de thèse financée, écriture, édition et épistémologie ! Il faut célébrer ça, c’est donc l’occasion d’un vrai grand article humoristicolérique comme je les aime bien. Je n’ai pas écrit depuis un bon moment car, voyez-vous, j’étais plongé dans un véritable dilemme métaphysique sur la valeur de l’écriture. Enfin, disons plutôt que je récupérais suite à la rédaction de mon mémoire (désormais en ligne). Mais c’est bien de cela que l’on va parler aujourd’hui : ce que je pense de la valeur de l’écriture, en mettant au passage les discours en actes. En effet, écrire ces modestes billets me prend au moins cinq ou six heures à chaque fois, pour d’obscures raisons d’auto-congratulation perfectionniste. Or, le temps c’est de l’argent. Alors je profite de ce texte pour traiter d’un seul coup les questions du destin, de la raison d’être et du sens de la vie, avec moult tournures désuètes et un brin de provocation, histoire de rester léger. Vous l’avez compris, on va faire d’une pierre tant de coups que Tariq Ramadan risque de passer une tête hors de son bunker pour demander un moratoire sur la lapidation – profitez-en pour liquider ce cageot de tomates pas très fraîches qui se morfondent au fond de votre frigo et qui rêvent de servir de décorations d’Halloween tardives pour satrape hypocrite patenté et pas tentant.

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On ne peut pas lire de tout

Vous souvenez-vous du mot merdias ? Non ? Auriez-vous déjà oublié ce charmant petit néologisme se substituant à médias, fleurissant au printemps la campagne électorale de ses doux accents réactionnaires ? Allez, les journalopes au service des merdias, vous n’avez pas pu oublier… En tout cas, moi je n’ai pas oublié. En partie parce que j’adore les néologismes – un jour, j’en ferai un florilège sur ce blog –, mais aussi parce que j’ai lu coup sur coup trois infos qui m’ont donné une furieuse envie de m’époumoner sur la merdiatisation du paysage informationnel français, ce qui aurait fait mauvais genre en plein trajet de métro, j’en conviens, d’où ce billet rédigé avec empressement et mauvaise humeur, dont je déconseille fortement la lecture aux éventuels propriétaires de journaux ou de chaînes de télé qui passeraient dans le coin, sous peine de subir quelques remontées acides.

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Micro-trotteur

D’article en article, je remonte à la source de l’écriture pour en démêler l’écheveau dont les racines s’étendent jusqu’au faîte de ses fondations solidement ancrées dans les nuages immatériels de la pensée, comme dirait Raffarin. Oui, vous avez compris, que ce soit au niveau thématique ou en matière de références littéraires, c’est la suite de l’article précédent. En fait, non : c’est l’origin story de l’article précédent, qui lui-même était le prequel de « Réécrire le monde », ou bien si on respecte la loi Toubon, c’est le récit des origines de l’antépisode de l’article susdit.

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Typoème

J’ai mis des capitales aux accents dramatiques, Des guillemets pointus, serre-mots chevronnés, Une brassée de signes pour marquer la rythmique Et de beaux caractères aux jambes élancées. J’ai aligné les glyphes, astérisques et cédilles, Soigné les ligatures, les pleins et les déliés, J’ai défait et refait à mes risques et périls, Poussé, poli, rangé, fourbi, … Continuer la lecture Typoème

Intranquillité

Vous suivez l’actualité ? Chaque semaine on enchaîne les nouvelles stressantes, consternantes ou désespérantes, c’est la panique à bord. Parfois c’est une panique entièrement factice, construite et jouée mécaniquement, comme pour la énième crise de défaut de paiement de la Grèce. Mais parfois, une information nous atteint, nous touche plus particulièrement. Que se passe-t-il quand elles s’empilent ? L’esprit est maintenu dans un état de mécontentement, d’intranquillité et d’inconfort. La pensée se contracte, se referme, se rétrécit et se délite complètement. Je voulais revenir sur quelques moments durant ces derniers mois qui ont failli faire dérailler mon cerveau en glissant des grains de sable démoralisants dans les rouages de la locomotive. Mais aussi sur les résolutions que j’ai prises pour me tenir à distance des idées noires et rabougries.

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Titres en pagaille

La difficulté majeure qu’on rencontre après une longue période d’abstinence rédactionnelle, c’est de réussir un retour fracassant. Imaginez le calvaire de notre pauvre ex-président qui vient de faire son retour en politique en allant soutenir NKM à Paris : FAIL ! Non, je ne ferai pas de Sarkozyte, mon retour à moi sera magistral et … Continuer la lecture Titres en pagaille