L’homme aux semelles de vent (et derrière c’est pas franchement la joie non plus)

Je suis en train de préparer un résumé de mon voyage à Edimbourg avec force photos et anecdotes croustillantes mais comme ça va me prendre à peu près 50 heures et que j’ai une semaine chargée niveau études (tiens, il bosse ?) je poste un demi-quart de bout d’article avec un jeu de mots douteux dans le titre et un carrément marrant à la fin.

Nous sommes à la moitié du semestre, la plupart des cours débutés en septembre sont maintenant finis et certaines matières ont démarré hier. La charge de travail a augmenté d’un coup, avec tous les cours magistraux à relire, du travail de groupe n’en veux-tu pas en voilà quand même, des tests, des quizz et beaucoup d’aspirine. Mais je garde le moral, j’ai dévalisé récemment une boutique de posters et un magasin de musique pour tapisser les murs de mon antre avec les figures prestigieuses de Miles, Mingus, Billie Holliday et autres, et j’ai trouvé la 6e édition du Real Book pour trois fois rien ce qui a changé le total de partitions que j’ai ici de 0 à environ 500. Manchester se noie progressivement dans les averses automnales et même si ce n’est pas moi qui en souffre le plus, je sacrifie à la tradition française la plus connue mondialement c’est-à-dire se plaindre de tout et rien, en l’occurrence (une fois de plus), la pluie. Comme je le disais hier à mes voisins de table, je préfère un repas grandiose ou franchement mauvais à l’insipide neutralité d’une blanc de poulet banal ou d’un filet de lieu commun (c’est le cousin du lieu noir), parce qu’au moins avec un plat raté j’ai une raison de me plaindre, et tout de suite la soirée devient plus animée.

Mais bref, le sujet comme tous les jours c’est la pluie (pas le beau temps, faut pas rêver) et en rentrant dans ma chambre ce matin j’étais partagé entre orage et désespoir, semelles ennemies. Oui, semelles, car je n’ai le choix qu’entre deux paires de chaussures et attention, on fait dans l’épique : celles que je portais ce matin sont percées de micro-fissures trop fines pour justifier de les bazarder prestement dans la benne la plus proche mais suffisamment présentes pour me tremper les orteils à la moindre flaque. Pour la deuxième paire, c’est pire, elle est délacée et ça devient lassant. Les lacets n’ont pas survécu aux frottements et aux intempéries et ils m’ont lâchement lâché en plein milieu d’Edimbourg. Résultat j’ai des moitié de lacets et c’est là moitié de ces lacets-là qui lacent la moitié de cette paire-là au moins à moitié moins que l’autre.

Et je me retrouve donc avec une paire qui se barre et l’autre qui fuit.

– – –

Prochainement : Edimbourg, nous discuterons les spécialités gastronomiques locales, les vieilles pierres, mes tentatives d’accent écossais et les expressions typiques de là-bas, comme par exemple « À kilt tour ? » ou encore « A gentleman is a man who can play the bagpipe and who does not. »

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Une réflexion sur “L’homme aux semelles de vent (et derrière c’est pas franchement la joie non plus)”

  1. J’ai hâte de découvrir ton voyage à Edimbourg, je suis sûre que c’est une ville splendide même s’il y pleut aussi :s Chez nous ce n’est pas franchement mieux, voilà une semaine qu’un froid de canard et une pluie, ou plutôt un crachin glacé, se sont invités 😦
    J’aime toujours autant tes jeux de mots, et l’allusion rimbaldienne ne peut que faire palpiter mon coeur de littéraire =) Bravo, une fois encore
    Bisous and keep smiling =) and complaigning, parce que quand même, faudrait pas contrevenir à notre réput’ internationale !

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